Artiste peintre et performer, Kej est né près de Lille en 1959. Son histoire familiale complexe le pousse très tôt vers la création, dès l'âge de 8 ans le dessin devient un exutoire à temps plein. Il a un besoin constant de créer et de témoigner de ce joyeux chaos qui se déroulait là, sous ses yeux, celui de sa tribu, celui de l’être humain. C'est donc tout naturellement qu'il s'oriente vers l'Institut d'Art visuel d'Orléans puis Paris 8 pour ses études ; ville où il vit et travaille actuellement.  
Primitif, son art parle le langage de l'être originel ; défait de toute idée de nation, de race l'histoire qui nous est donnée à voir est universelle. Ces influences sont multiples de Gauguin à Bacon en passant par Basquiat, mais son style en constante évolution reste toujours très personnel. Enfin il s'oppose à ces derniers par le constat sans haine qu'il dresse de cette humanité allant jusqu'à une tendresse sûre pour elle ; ses couleurs révèlent une passion indéniable pour la vie. Sa ligne s'est affirmée avec le temps donnant naissance à un langage pictural inédit. Cette originalité lui a valu une place méritée dans
la  bible  de  l'Art  Singulier  (collection  Artension,  2010)  et  dans  le  Who's  Who International  Art  (2012),  ainsi  qu'à  de  nombreuses  expositions  en  France, notamment  au  salon  comparaison  dans  le  groupe  des  hors  normes  au  grand Palais en2014, en Belgique, ainsi qu'au Japon.
Dans les œuvres de Kej l'homme se mélange souvent à la bête donnant naissance à des figures anthropomorphiques totémiques. L'animal s'en détache parfois symbole autonome, il porte alors d'une toile à l'autre la trace de l'être qu'il a habité. Mais symbole de quoi au juste ? D'une hiérarchie omniprésente, où plutôt d'une hieranarchie.
Un jeu de rôle où la domination, élément inévitable de toute structure sociale, passe de l'un à l'autre, dans cette bataille incessante pour la survie.
 
Sarah Mourat, commissaire d’exposition, 2017.
 
Kej, born near Lille in 1959, is a performance artist and painter. As a young child, he was driven to creativity by his complex family situation: from the age of eight drawing would become a full-time outlet for him. He was continually drawn to be creative and to witness to the joyful chaos unfolding in front of his eyes, that of his tribe, that of humanity. When he reached higher education, it therefore seemed natural that he should head first to the Institute of Visual Art in Orléans and subsequently to the University of Paris VIII in Paris, where he still lives and works.
His art is primitive, speaking the language of the original being: devoid of all ideas of nation or race, it is a visual telling of a universal story. Although his continually-evolving style remains completely individual, he has been influenced by a multitude of people from Gauguin to Bacon and Basquiat. Ultimately he can be contrasted with these latter due to a way he has of observing humanity without hatred, which goes so far as to be a positive tenderness: his choices reveal an unmistakable passion for life. His style has stabilized over time, and from it emerges a unique pictorial language, an originality which has earned him a well-deserved place in "La bible de l'Art Singulier" [The bible of unusual art] (Artension collection, 2010) and in Who's Who in International Art (2012), as well as numerous exhibitions in France – notably as part of the non-standard collection in the Salon Comparaison in the Grand Palais in Paris in 2014 – Belgium, and Japan.
In Kej's work, man and beast often merge, resulting in anthropomorphic totemic figures. At times, an independent symbol can be separated from the animal, carrying traces of the being which it inhabited from one canvas to the next. But what is the symbol of? Of an omnipresent hierarchy, or rather a hieranarchy; a role play in which dominance, an inevitable element of any social structure, travels from one to another, in an incessant battle for survival.
 
Sarah Mourat, exhibition curator, 2017.